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Simulateur de droits de succession en ligne : calculez en 10 min

17 juillet 2026 · 9 min de lecture · Réussir une Succession

Simulateur de droits de succession en ligne

Calculez vos droits de succession en ligne en 10 minutes

Vous venez d'hériter d'un bien immobilier et vous cherchez à comprendre le montant des droits de succession que vous devrez régler ? Un simulateur en ligne vous permet d'obtenir une première estimation fiable en quelques minutes, à condition de renseigner les bonnes informations. Il ne remplace pas l'acte notarié ni un conseil personnalisé, mais il vous aide à anticiper vos obligations fiscales et à prendre des décisions éclairées sur le devenir du bien hérité.

Ce que calcule le simulateur, et ce qu'il ne calcule pas

Le simulateur de droits de succession en ligne produit quatre résultats concrets :

  • Le montant des droits dus après application de l'abattement fiscal correspondant à votre lien de parenté avec le défunt et du barème progressif prévu par l'article 777 du Code général des impôts (CGI).
  • Une comparaison des scénarios garder/louer/vendre pour le bien immobilier hérité, en intégrant l'impact fiscal de chaque option.
  • Le délai de déclaration applicable à votre situation (6 mois pour un décès survenu en France métropolitaine, selon l'article 641 du CGI).
  • Une estimation de la plus-value potentielle à la revente, si vous envisagez de céder le bien rapidement.

Ce que la simulation ne remplace pas :

  • L'acte de notoriété établi par le notaire, qui fixe officiellement la liste des héritiers et leur quote-part respective.
  • La déclaration de succession (formulaire 2705 ou 2705-S) à déposer auprès de l'administration fiscale.
  • Un conseil personnalisé sur les stratégies d'optimisation fiscale adaptées à votre patrimoine global (donations antérieures, régime matrimonial, quotité disponible en présence d'un testament).

Rappel : cette simulation a une visée informative et ne remplace pas un acte notarié ni un conseil personnalisé. Les montants obtenus constituent une première estimation qui devra être confirmée par le notaire chargé de régler la succession.

Le terme abattement désigne la somme déduite de votre part d'héritage avant le calcul des droits. Son montant varie selon votre lien de parenté avec le défunt. Pour en savoir plus, consultez le glossaire des droits de succession.

Les données à renseigner pour obtenir un résultat fiable

Avant de lancer la simulation, vous devez réunir quatre informations essentielles. Sans elles, l'estimation sera incomplète ou inexacte.

Lien de parenté avec le défunt : cette donnée détermine le barème fiscal applicable et le montant de l'abattement. Les taux varient du simple au triple selon que vous êtes enfant du défunt, neveu, frère ou sans lien de parenté. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale de droits de succession.

Valeur vénale du bien immobilier : il s'agit du prix auquel le bien pourrait être vendu au jour du décès. Cette valeur sert de base au calcul de l'actif successoral. Si vous héritez de plusieurs biens, additionnez leur valeur totale. Les dettes du défunt (emprunts en cours, factures impayées) seront déduites pour obtenir l'actif net taxable.

Existence d'un testament ou de donations antérieures : si le défunt a consenti des donations de son vivant, elles s'imputent sur votre abattement personnel. Le simulateur doit en tenir compte pour calculer l'abattement résiduel disponible. Un testament peut modifier la répartition légale et impacter le montant transmis à chaque héritier.

Présence d'autres héritiers : en cas d'indivision (plusieurs héritiers se partagent le même bien), le simulateur calcule vos droits sur votre quote-part uniquement, et non sur la valeur totale du bien.

Cas particulier : bien immobilier en indivision

Lorsque plusieurs héritiers reçoivent un bien immobilier, chacun détient une quote-part exprimée en pourcentage (par exemple, 50 % pour deux enfants). Le simulateur applique l'abattement et le barème sur la valeur de votre part, pas sur le bien entier.

Exemple concret : un bien de 400 000 € partagé entre deux enfants représente 200 000 € de part nette pour chacun. C'est sur ce montant que l'abattement en ligne directe s'applique, puis le barème progressif sur le solde éventuel.

Si vous envisagez de racheter la part d'un coïndivisaire ou de vendre le bien, le notaire devra organiser un partage ou une licitation. Le simulateur ne traite pas cette étape juridique, mais il vous aide à anticiper les droits dus sur votre part avant toute décision.

Comment le barème des droits de succession s'applique à votre situation

Le calcul des droits de succession suit un mécanisme en deux temps : abattement d'abord, puis application du barème progressif sur le solde.

Étape 1 : abattement. Chaque héritier bénéficie d'un abattement dont le montant dépend de son lien de parenté avec le défunt. Cet abattement est soustrait de la part nette taxable (valeur de la part héritée après déduction des dettes). Le montant exact de l'abattement en ligne directe, entre frères et sœurs, ou pour les autres degrés de parenté figure dans les barèmes officiels publiés sur service-public.fr.

Étape 2 : barème progressif. Le solde restant après abattement (appelé part nette taxable) est soumis à un barème par tranches, avec des taux croissants. Plus la part est élevée, plus le taux marginal augmente.

Le taux applicable varie selon trois catégories :

  • Ligne directe (enfants, petits-enfants, parents) : barème progressif allant jusqu'à 45 % sur la tranche la plus élevée. Ce barème comporte plusieurs tranches intermédiaires, avec des taux inférieurs pour les parts modestes.
  • Frères et sœurs : barème à deux taux (35 % jusqu'à un certain seuil, puis 45 % au-delà), après application de l'abattement spécifique entre frères et sœurs.
  • Neveux, nièces et autres collatéraux : taux unique de 55 % après abattement réduit. Les transmissions sans lien de parenté (concubin non pacsé, ami) sont taxées à 60 % sans abattement.

Pour consulter le détail des tranches et des taux actualisés, rendez-vous sur la page droits de succession ou sur service-public.fr.

Le simulateur applique automatiquement ce barème à votre situation après avoir identifié votre lien de parenté. Pour comprendre le calcul détaillé et les cas particuliers, consultez l'article droit de succession.

Quelle décision pour le bien hérité : garder, louer ou vendre

Au-delà du montant des droits, le simulateur compare trois scénarios concrets pour vous aider à arbitrer le devenir du bien immobilier hérité. Chaque option a ses conséquences fiscales et pratiques.

Vendre immédiatement : vous réglez les droits de succession dans le délai légal (6 mois) en utilisant le produit de la vente. Si vous vendez peu après le décès, la plus-value imposable sera faible, voire nulle, car le prix de vente sera proche de la valeur déclarée dans la succession. Cette option convient si vous avez besoin de liquidités ou si vous ne souhaitez pas conserver le bien.

Louer le bien : vous conservez le bien en patrimoine et percevez des revenus fonciers imposables chaque année. Les droits de succession restent dus dans les 6 mois, mais vous pouvez demander un paiement fractionné ou différé sous conditions (formulaire 2734 à déposer avec la déclaration de succession). Cette option exige une gestion locative et un apport initial pour régler les droits.

Garder le bien pour l'occuper : vous n'avez aucun revenu foncier à déclarer, mais vous devez régler les droits dans le délai légal. Si vous n'avez pas la trésorerie nécessaire, vous devrez emprunter ou vendre d'autres actifs. Cette option est pertinente si le bien correspond à vos besoins personnels (résidence principale, résidence secondaire).

Le simulateur calcule pour chaque scénario :

  • Le montant net perçu ou conservé après impôts et droits.
  • La trésorerie mobilisée à court terme.
  • L'impact fiscal à moyen terme (revenus fonciers, plus-value future).

Le délai de déclaration : une contrainte qui pèse sur la décision

La déclaration de succession doit être déposée auprès de l'administration fiscale dans les 6 mois suivant le décès pour un décès survenu en France métropolitaine (article 641 du CGI). Ce délai est porté à 12 mois si le décès a lieu à l'étranger.

Le paiement des droits de succession intervient au moment du dépôt de la déclaration. Si vous ne pouvez pas payer immédiatement, vous pouvez demander :

  • Un paiement fractionné sur plusieurs années (jusqu'à 10 ans sous conditions, avec intérêts).
  • Un paiement différé dans certains cas spécifiques (transmission d'entreprise, nu-propriété).

Ces demandes se formulent auprès du service des impôts des particuliers via le formulaire 2734. Les conditions précises et les taux d'intérêt applicables sont détaillés sur bofip.impots.gouv.fr.

À savoir : en cas de dépôt tardif de la déclaration, des pénalités de retard s'appliquent automatiquement (intérêt de retard et éventuellement majoration). Le simulateur ne calcule pas ces pénalités, mais il affiche le délai limite à respecter dans votre situation.

Le délai de 6 mois laisse peu de temps pour organiser une vente immobilière dans de bonnes conditions. Si vous envisagez de vendre, lancez les démarches dès les premières semaines suivant le décès (estimation, mandat de vente, mise en vente). À défaut, privilégiez un paiement fractionné pour éviter de brader le bien.

Ce que la simulation ne peut pas trancher

Trois cas de figure sortent du périmètre d'un simulateur en ligne et nécessitent un conseil juridique ou notarial.

Succession internationale : si le défunt résidait à l'étranger, possédait des biens dans plusieurs pays, ou si vous êtes vous-même résident fiscal hors de France, les règles de droit international privé et les conventions fiscales bilatérales s'appliquent. Le simulateur ne traite que les successions relevant exclusivement du droit français.

Assurance-vie : les contrats d'assurance-vie ne font pas partie de la succession au sens strict. Ils sont soumis à une fiscalité distincte, avec des abattements spécifiques et des taux forfaitaires qui varient selon l'âge du souscripteur au moment des versements. Pour comprendre cette fiscalité, consultez l'article droits de succession sur une assurance-vie.

Quotité disponible et legs en présence d'un testament : si le défunt a rédigé un testament, le notaire vérifie que les legs respectent la réserve héréditaire des héritiers protégés (enfants, conjoint en l'absence de descendant). La quotité disponible désigne la part du patrimoine que le défunt pouvait librement transmettre. Le simulateur ne calcule pas ces parts réservataires ni ne vérifie la validité d'un testament. Pour toute question sur ce point, rapprochez-vous du notaire en charge de la succession ou d'un avocat spécialisé en droit des successions.

Pour une vue d'ensemble des règles applicables, consultez la page de référence tout savoir sur les droits de succession en France ou les droits de succession.


Voir le barème complet des droits de succession

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas un acte notarié ni un conseil personnalisé.

Voir le guide complet : Droits de succession